CHAPITRE 21: REVELATIONS HYPNOPOMPIQUES

Les esprits rêveurs pilotés par Jacques s’étaient retrouvés, flottant,  dans un espace blanc et nuageux qui ne semblait pas avoir de limite. Ils se sentaient comme dans un océan tiède, prêts à immerger à l’air libre.

– Où sommes-nous ? demanda Sonja, étonnée d’avoir pu émettre un son.

– Dans la phase hypnopompique du sommeil, répondit-il. Vous allez recouvrir peu à peu certaines de vos capacités motrices parce que nous allons bientôt nous réveiller. Ça va durer un petit moment, alors n’hésitez pas à me poser des questions sur ce que vous avez vu et entendu.

– Jacques, une question nous brûle les lèvres, commença Aldric, et ça concerne surtout ce que nous n’avons pas vu.

– Laissez-moi deviner…, s’enquerra-t-il, vous voulez savoir ce qu’Agnès et moi avions vu sur ce CD ?

– Absolument ! s’exclama le journaliste.

– Eh bien, c’était une sorte de prospectus électronique pour donner envie de rentrer chez Hexagon Industries, un prospectus suffisamment convaincant pour laisser sa vie derrière soi pour en embrasser une autre plus secrète mais peut-être plus trépidante intellectuellement. Les premiers fichiers racontaient comment la société Hexagon Industries avait été fondée.

– Ah oui, et comment a-t-elle été fondée ?

– C’est une longue histoire. Mais vous êtes là pour ça. Ça commence entre les années 1936 et 1940, lorsque les nazis ont pris le pouvoir en Allemagne. Ils avaient mis en place une organisation scientifique, l’Ahnenerbe, chargée de faire des recherches sur les origines aryennes de la race germanique. Leurs enquêtes les ont menés dans le monde entier y compris en Antarctique, sur les Terres de la Reine Maud qui’ils confisquèrent à la Norvège, en tout cas une partie pour la rebaptiser : Nouvelle-Souabe. Les nazis ne se sont pas juste implantés sur ces terres glacées pour la pêche à la baleine comme cela avait été officiellement dit mais surtout parce qu’ils y avaient découvert sous la glace une civilisation antique bien antérieure à celle des sumériens et dont l’avancée technologique était comparable à celle des minoens de la méditerranée. Mais en dehors de cette comparaison, elle ne ressemblait en rien à ce qui était connu. D’autant plus qu’on avait toujours pensé que ce continent avait été constamment recouvert de glace depuis que l’homme était Sapiens sapiens, et que le premier homme à y avoir posé son pied sur son sol gelé l’avait fait au 18e siècle.

– Je l’ai étudié en Histoire des Uchronies: les nazis cachés au pôle sud dans des soucoupes volantes. Cette théorie ridicule faisait fureur dans les milieux conspirationnistes avant l’Enigma.

– Cela n’a rien à voir mais vous ne serez pas au bout de vos peines quand vous entendrez la suite. Ce qu’ils avaient découvert n’était que les vestiges d’une partie de la basse cité d’un des sept ensembles urbains de ce qu’on appellerait aujourd’hui une mégalopole. Ils l’ont appelée Antillia.  Elle s’étendait sur 600 000 km2 avec 60 millions d’habitants, presque autant que la région des Grands Lacs en Amérique à l’époque de mes 18 ans.

– Une mégalopole antique, vous dites ? Et elle daterait de quand ?

– Elle aurait brutalement disparu il y a 73 500 ans avant notre ère avec l’éruption du supervolcan indonésien Toba. L’ère glaciaire qui avait déjà commencé et qui a été renforcé par l’éruption, a mis fin à cette brillante civilisation. Rendez-vous compte : la civilisation de Sumer, il y a 6 000 ans, la civilisation des Minoens, il y a 4 000, et là, ils découvrent une civilisation extraordinaire, 73 500 ans ! Mais rien à voir avec une possible Atlantide, plutôt située 11 000 ans plus tôt.

– Toba… ne serait-ce pas le volcan dont on dit qu’il a failli provoquer l’extinction de l’humanité.

– C’est bien cela, Aldric.

– Orsino, pourquoi dites-vous que l’on ne sera pas au bout de nos peines ?

– Parce que la cité haute d’Antillia était complètement différente de la basse. Le niveau technologique de ceux qui l’ont construite dépassait largement la nôtre.

– Effectivement, je ne m’y attendais pas à celle-là.

– Les habitants de cette mégapole maitrisaient vraisemblablement la navigation spatiale et transdimensionnelle.

– Est-ce que vous nous parlez d’extra-terrestres ?

– Absolument pas. Je parle d’humains vivant à l’ère du paléolithique moyen avec une avance technologique d’au moins un million d’année sur les sociétés du début du 21e siècle.

– Et une telle civilisation aurait été anéantie par une super éruption qui a eu lieu il y a quelques milliers de kilomètre d’eux ? Ils sont peut-être juste partis vers les étoiles, ils maitrisaient bien les voyages spatiaux… ou alors Il y a quelque chose que vous ne nous dites pas, n’est-ce pas ?

– C’est vrai. La basse et haute cité montrait des traces de batailles. Les nazis ont pensé à un soulèvement, une guerre civile…

– Mais ce n’était pas cela, n’est-ce pas ?

– Après la seconde guerre mondiale, les chercheurs de l’île Deslimbes songeaient plus à une agression venue de l’extérieur.

– Quand vous dites extérieur, ce n’est pas extérieur à l’Antarctique, j’ai l’impression ?

– Extérieur à la Terre. Mais ce n’est pas forcément là encore une fois une agression extra-terrestre, ou plutôt devrais-je dire une agression non-humaine. Car en arrivant à ce point d’avancée technologique et d’expansion de colonies habitées dans l’univers, la notion de terrestre et d’extra-terrestre devient obsolète.

Les nazies ont donc pu profiter pendant un certain temps de ce qu’ils avaient découvert sur le continent de glace pour avoir le dessus sur les alliés et s’assurer la victoire. Ils ont adapté ce qu’ils avaient pu adaptés. C’est-à-dire pas grand-chose au début de la guerre, mais ça a été suffisant. Les missiles V2 en sont un exemple. Le reste était resté à un stade expérimental.

– Sauf qu’ils n’ont jamais gagné. Qu’est-ce qui s’est passé ?

– S’ils n’ont pas gagné, c’est grâce en partie, à des espions de l’intérieur, de l’Ahnenerbe en particulier, qui n’adhéraient absolument pas à la doctrine de leur gouvernement. Ils ont trahit l’idéologie hitlérienne pour la bonne cause et pour l’Allemagne qu’il souhaitait voir renaître. Ils ont pu révéler aux alliées cette découverte insolite et il s’en est suivi la bataille de l’Antarctique qui n’est évidemment pas écrite dans les livres d’Histoire. Il leur fallait couper la route du Pôle Sud aux forces de l’Axe, investir la mégalopole et s’approprier une technologie qui aurait pu les aider à renverser la vapeur en Europe et dans le Pacifique.

– Qu’est-ce que les alliés y ont trouvés ?

– L’arme atomique, pardi. Ils y ont trouvé des données essentielles. Sans cela, les américains auraient mis quelques années de plus à la mettre au point, et l’Histoire aurait été bien différente. Cette bataille de l’ombre avait, cependant, irrémédiablement détruit les vestiges et rendus quasiment inexploitable ce qui avait été conservé des millénaires sous la calotte polaire.

A la fin de la guerre, le traité de l’Antarctique a gelé toute revendication de territoire par les nations, en partie à cause d’Antillia. La Nouvelle-Souabe se trouvait être sur la Terre de la reine Maud, revendiqué au départ par les norvégiens, ce qui n’était acceptable ni pour les américains, ni pour les russes et les autres vainqueurs. La collaboration sur Antillia a été de mise, mais seulement entre pays de l’OTAN pendant la guerre froide. Mais ils se sont vites rendu compte que la Nouvelle-Souabe était un bout de terre aride et congelé, complètement ravagé par les pillons. Mais les soviétiques, eux, ont eu toutes les notes, recherches, dossiers sur l’antique cité polaire lorsqu’ils ont ravis Berlin et Munich, le siège de l’Ahnenerbe. Tout avait été transféré à Moscou puis Saint-Pétersbourg, Leningrad à cette époque, dans un département secret de recherche scientifique dirigé à l’époque par un certain professeur Théophane Sannikov.

– Sannikov, Sannikov, ça me dit quelque chose…mais oui !

– Bien-sûr que ce nom vous dit quelque chose, Sonja. C’est le Tesla de la physique théorique, oublié par tous et redécouvert depuis peu. Je ne le savais pas à l’époque, mais c’était un oncle éloigné de ma famille. Mais il était surtout l’un des plus grands physiciens théoriciens de notre histoire, l’égal d’Einstein, que ses contemporains n’ont jamais pu connaître puisqu’il avait travaillé dans l’ombre de la guerre froide puis du traité de non-divulgation lorsqu’il avait finalement rejoint l’île Deslimbes.

Pourtant, il aurait gagné à être connu et à rentrer dans les livres d’Histoire et de physique comme Albert Einstein pour avoir découvert quelque chose de plus extraordinaire que la physique quantique : la physique sannikovienne et l’effet Sannikov pour voyager dans les mondes alternatifs. Rien que cela. Je vous l’accorde, il a réussi à le faire grâce aux notes des Allemands décryptés d’Antillia, mais Oppenheimer et les autres ont eu le même coup de pouce pour la bombe atomique… Bref…

A l’époque des sondes Vénéra qui visitait Vénus, dans les années 1960-1970, les soviétiques envoyaient également des sondes d’exploration spatiales dans d’autres univers, grâce à Sannikov. Plus de 99% d’entre eux étaient vides, inhabitables, chaotiques, avec des lois physiques étrangères aux nôtres… mais les autres qui restaient étaient extraordinaires. Quand les américains s’étaient vantés d’avoir posé les pieds sur la lune, les soviétiques avaient marché dans la discrétion la plus totale sur d’autres planètes comparables à la Terre.

– Vous plaisantez ? Qu’est-ce qu’ils y ont trouvés ?

– Rien.

– Comment ça, rien ?

– Toutes ces planètes qu’ils ont trouvées étaient devenues arides et irrespirables. Ils y ont trouvé, certes, des traces d’anciennes civilisations intelligentes, mais toutes avaient semble-t-il essuyé une guerre cataclysmique qui semblait avoir eu lieu à la même époque. Tous ces mondes avaient été brûlé en un instant.

– Quelle époque… ?  Vous me faites peur…

–  A l’époque de l’éruption du mont Toba.

– Je comprends maintenant. C’est pour cela qu’ils avaient invalidé la thèse des nazis. Ils pensaient que ce qui avait attaqué la cité de l’Antarctique avait également attaqué tous ces mondes simultanément et provoqué leur extinction.

– Absolument, Sonja. Et vous verrez dans nos voyages oniriques que le signal Enigma a un lien très étroit avec toute cette histoire.

– Mais ça n’explique pas tout ça … cette île mystérieuse et cette société inconnue au bord du monde, je veux dire.

– Oui, ça n’explique pas tout cela, mais on y arrive. Une seule sonde a débarqué sur un monde habitée qui n’avait pas été ravagée par une ancienne guerre. Ce fut le 12 juin 1983.

La sonde avait envoyé les données d’une étoile de 1,1 masse solaire et de métallicité voisine à notre soleil. En général, c’était bon signe pour avoir une planète qui avait été habitée par une quelconque forme de vie. Sauf qu’il n’y avait autour d’elle aucune planète. Et pour cause, c’était un système binaire, ou plutôt trinaire.

– Un système de trois étoiles sœurs liées par la gravitation, marmonna Aldric.

– L’étoile qui ressemblait à notre Soleil, Dussarès, tournait autour d’un barycentre avec un couple de naine rouge qui se tournait l’une autour de l’autre : Seroris Major la plus massive et Seroris Minor la plus petite.

C’était impensable à cette époque de croire qu’une planète pouvaient se former et se maintenir dans un environnement gravitationnel aussi complexe…

Mais ils en découvrirent pas une mais deux ! Nimba, une super-terre, trois fois la masse de notre planète, entièrement recouverte d’eau avec une épaisse couche nuageuse et qui orbite autour du système Seroris. Beaucoup plus loin, orbitait une géante gazeuse, presque une fois et demi notre Jupiter, Sandalphon, mais avec une densité voisine de celle de Saturne. Et c’est autour de cette dernière qu’ils ont trouvés les perles rares.

– Les perles rares ?

– Oui, les précédentes sondes ont trouvé des mondes habités dans un même système stellaire : Daneb, Lielos et Gabar, des satellites quasi-jumelles de la terre orbitant autour de la majestueuse Sandalphon.

– Et les gens de là-bas… ?

– La dame Ildiko venait de Daneb.

– Elle nous ressemble beaucoup.

– En apparence, oui. Nous avons beaucoup de similarité parce qu’il semblerait que les humains d’ici et de là-bas aient eu un ancêtre commun ou qu’il y ait eu mélange pendant des milliers d’années avant que le grand cataclysme interrompe tout échange. Mais la séparation depuis ces 70 000 ans a créé un éloignement génétique évident, une différence culturelle et linguistique. Et alors que nous, sur Terre, étions repartis de zéro technologiquement, ces derniers avaient déjà une grosse avance.

Rendez-vous compte que les civilisations de là-bas n’exploitaient pas du tout le sous-sol de leur planète mais ceux des nombreux astéroïdes et comètes de leur nuage d’Oort. Ils appelaient ça le nuage des Cassitérides, il était habité par des robots-miniers. Ils maitrisaient le voyage spatial, mieux que nous, la robotique mieux que nous. La seule chose qu’ils ignoraient, en apparence, et que les soviétiques possédaient, c’était la technologie des passes-mondes, élaborés par Sannikov grâce aux documents nazis d’Antillia.

Après la peur de subir une conquête par ces humains d’un autre univers, une confiance mutuelle fragile s’est installée et il s’est donc naturellement créé une collaboration. Mais ils ne voulaient pas uniquement collaborés avec les soviétiques mais avec toutes les nations de notre monde, au grand désarroi des russes, vous l’imaginez. La révélation aux américains faillit créer un incident diplomatique très grave, mais le choc passé, la curiosité et l’envie d’aller de l’avant prit le pas sur les rancœurs. C’est le contact des deux civilisations qui a accéléré le dégel de la guerre froide et permis la création de cette île et d’Hexagon Industries pour préparer les générations futures des deux mondes. Par contre, si dans le système Dussarès-Seroris, tous les habitants connaissaient l’existence de la Terre et de ses habitants, ici, seuls quelques hommes et femmes de l’élite politique mondiale savaient qu’il y avait des habitants au-delà du voile qui sépare les mondes.

– Excusez-moi Jacques, je retourne un peu en arrière parce qu’une chose me turlupine : si sur notre planète, Antillia témoigne d’une grande guerre, que des milliers de mondes sont devenus arides et inhospitaliers à cause de cette même guerre, il devait y avoir chez nos nouveaux amis, des traces aussi de ces combats, non ?

– Aucun vestige, selon eux, mais un récit épique mythologique, qu’ils nomment les Cantos d’Elium et appris par tous les enfants dans leurs écoles, qui relatent une guerre des dieux, la théomachie, qui aurait provoqué l’extinction de nombreuses espèces intelligentes et la disparition de nombreux mondes à travers le multivers. En longueur de texte, nous ne sommes pas loin du Mahabharata des indous.

– Je reste tout de même perplexe sur les motivations de votre sœur pour s’être précipités sur l’île Noire avec ces révélations, même si elles dépassent l’entendement.

– Oui, vous avez raison. Le CD lui avait révélé quelque chose dont elle ne pouvait pas résister à l’appel. Et même si le verrou psychologique subliminal l’avait empêché de s’en rappelé jusqu’au déconditionnement, elle ne pouvait pas faire machine arrière.

– Vous nous faites languir !

– Ma sœur avait vu sur ce CD et avait compris qu’elle pourrait participer à révolutionner notre monde. Les archéologues qui ont écumé les vestiges d’Antillia, ont compris que les humains de cette super civilisation dont on ne retrouve quasiment les traces évidentes qu’au Pôle Sud, n’étaient pas tous totalement humains. C’était un système féodal dont l’itération des noms des vassaux et des suzerains s’étendaient sur plusieurs centaines d’années voire un millénaire au moins dans les archives. D’autres sources et indices ont permis de comprendre que ces êtres humains trompaient la mort et vivaient éternellement à l’échelle humaine et étaient considérés par leurs contemporains « normaux » comme des dieux.

– Cela a suffi à la convaincre ?

– Bien-sûr que non ? Elle n’est vraiment pas du genre à croire à ce genre de chose. C’est la preuve biologique qui la fait basculer. Vous savez que dans ma jeunesse des mammouths très bien conservés avaient été découvert dans le pergélisol sibérien… Eh bien, l’expédition franco-américaine en Nouvelle-Souabe avait trouvé sur le site d’Antillia le corps d’un de ces surhumains, mort bien entendu, mais suffisamment conservé pour dévoiler le secret de sa longévité.

Aldric et Sonja se demandant où il voulait en venir, il se mit à citer quatre vers du poème d’Homère, l’Iliade :

« Du poignet jaillit l’immortel sang de la déesse,

L’Ichor, tel qu’on le voit couler chez les dieux bienheureux :

Ne consommant ni pain ni vin aux reflets flamboyants,

Ils n’ont pas notre sang et portent le nom d’Immortels »

– L’ichor ! s’exclamèrent-ils.

– Oui ! La bactérie symbiotique de nos cellules, version allégée, qui nous permet de vivre deux à trois fois plus longtemps que nos aïeux. Le graal de la médecine que j’aime appeler « le midi-chlorien des dieux de la protohistoire ». Avec ce minuscule organisme, elle savait que si elle réussissait à nouveau à l’adapter aux humains de la terre, la famine n’existerait plus, la surexploitation agricole ne serait plus nécessaire, 97% des maladies infectieuses ne seraient plus une menace, plus de maladies métaboliques, plus de maladies nutritionnelles et plein d’autres avantages.

– Comment pouvait-elle être sûre que ce n’était pas un montage, un canular… ?

– Parce que celle qui avait présenté cette partie n’était autre que la meilleure amie de notre mère et sa marraine. Elle était aussi scientifique. J’étais trop jeune pour me rappeler d’elle quand elle est décédée à la suite d’un long combat contre le cancer mais Agnès l’avait bien connue et avait été très proche d’elle. C’est sûrement ce choc psychologique qui a permis de momentanément lui faire oublier ce qu’elle a vu tout en conservant sa volonté de venir sur l’île.

– Vous n’aviez pas été affecté par cette amnésie programmée alors ?

– Si, mais dans une moindre proportion. Je n’ai d’ailleurs pas eu besoin de déconditionnement. C’est un système multicanal dont le pilier est le canal émotionnel, il me manquait celui-là pour que le verrou soit parfaitement opérationnel.

– Et qu’a vu Peter sur son CD ?

– Je ne l’ai jamais su et il ne l’a dit à personne. Je suppose que ça l’avait suffisamment bouleversé pour ne pas qu’il veuille le partager.

THEOMACHIE

http://indiaopines.com/ghatotkacha-warrior-kurukshetra-war/

La THEOMACHIE (issue du grec qui signifie « combat contre les dieux« ) ou plutôt devrais-je dire les THEOMACHIES sont des guerres totales et globales.

A l’instar des guerres mythologiques tel que la Titanomachie ou le Mahabharatales puissances mises en jeu sont si cataclysmiques qu’elles paraissent à nos yeux de simples humains être le déchirement des cieux. Les armes utilisées sont si puissantes et destructrices qu’elles perturbent l’ordre du cosmos (vaporisation de planètes, dislocation d’étoiles…).

Les théomachies sont totales car toutes les ressources disponibles sont mises à contribution pour le soutien de l’effort de guerre et l’anéantissement des ennemis. Toute l’économie est dirigée dans ce seul et même but. L’énergie, les matières premières et les industries pour les transformer, les technologies pour améliorer ce qui a été transformé, les services (santé, éducation…), tout doit servir l’idéologie pour gagner la théomachie par la destruction pure et simple de l’autre.

Les théomachies ont une autre particularité: en plus d’être totale, elles sont globales au point que les lignes de front peuvent être distantes de plusieurs centaines de milliers de parsecs. Elles ne sont donc pas planétaires (mondiales) ou interplanétaires mais galactiques voire inter-dimensionnelles.

Les nations et peuples belligérants, hautement avancés technologiquement, se livrent des batailles si agressives et acharnées qu’au moins l’un d’entre eux succombe à l’extinction avant la fin des hostilités.

Il y a eu 3 théomachies, la dernière a eu lieu il y a 73 500 ans. Peut-être que le signal Enigma annonce l’aube d’une 4e ?

Mass Effect 3 – Bataille Spatiale Finale (VF)