CHAPITRE 20: L’HONORABLE ILDIKO BATHORY

Le soir vint mais au lieu de rentrer à Clay Hill, Orsino les avait conviés à un dîner très particulier, probablement pour fêter leur arrivée. Agnès avait reçu une très belle robe rouge de soirée avec des escarpins et les accessoires qui allaient avec. L’ensemble avait été choisi par la femme d’Orsino, qui en plus de sa flamboyante chevelure rousse qui lui descendait jusqu’au bas du dos, avait de très bons goûts vestimentaires. Elle put voir Peter pour la première fois à son avantage dans un costume très bien coupé et le cou enserré dans un nœud papillon. Son élégance ne surpassait cependant pas celle du PDG d’Hexagon Industries. Les deux nouveaux arrivants essayaient tant bien que mal de savoir ce qui valait une si grande cérémonie, mais Orsino savait garder le silence jusqu’au bout. Au lieu de cela, ils prirent place dans une navette de transport automatique à huit places où les attendaient déjà une femme également bien habillée. Elle avait le visage sec et un air un peu sévère accentué par sa paire de lunettes aux verres carrés.

Orsino entra des coordonnées en manipulant des boutons et la navette roula comme une voiture vers une route bordée d’une barrière. Lorsqu’elle l’atteignit, elle sembla se visser sur des rails invisibles puis fila à toute vitesse comme un train.

– Je m’appelle Bette Jones, enchantée de vous connaître. Je connais beaucoup de choses sur votre illustre famille, avait-elle rajouté à l’intention d’Agnès.

– Ah ? Avait-elle juste répondu, dubitative.

– Je ne savais que ta famille était illustre, taquina Peter.

– Je suis la directrice de l’école primaire et historienne-botaniste à mes heures perdues. Aussi ai-je la lourde tâche de vous faire un petit cours d’histoire-géographie rapide de l’île avant que nous arrivions à destination.

– Que nous arrivions où cela ? avait demandé malicieusement Peter.

Mais elle ne lui répondu même pas. Elle se contenta de le regarder par-dessus ses lunettes, comme si elle venait de le découvrir. Et continua en arrangeant ses cheveux sur ses épaules :

– Tout d’abord, bienvenue chez nous, dans le comté de l’île Deslimbes. Vous aurez tous le loisir de me poser des questions quand je vous en donnerai la permission…

Cette fois-ci, elle regardait avec insistance Peter qui comprit aussitôt que cette femme avait perdu son sens de l’humour à la naissance. Elle poursuivit :

« Le comté de Deslimbes, proche de l’archipel des Orcades, fut ainsi appelé par les français parce qu’elle était constamment entourée de brume. Ainsi, lorsque les embarcations s’approchaient des hautes falaises noires, ces dernières semblaient surgir des limbes.

Il y a cinq villes sur l’ile. La plus récente est la capitale que vous connaissez : Clay Hill, avec son aéroport. Arimathée, au sud, est la plus peuplée et la plus ancienne. Saint-Brandan et Saint-Colomban, toutes deux à l’est, ont été fondées par les irlandais. Quant à Alchémille, à l’ouest, elle a été bâtie par les français. Grand foyer d’alchimie, on y trouvait à l’époque des champs entiers d’alchémille aux vertus médicinales. Ces villes furent construites après que Marie de Guise luttant contre la progression du presbytérianisme en Ecosse, donna son indépendance à l’île qui était resté catholique. En échange, elle y envoya des fermiers irlandais et des soldats français et leur famille. A sa mort en 1560, l’île tomba dans l’oubli grâce à ce que nous appelons ici le sortilège technologique de l’Oblivion. Notre devise l’illustre très bien : l’apercevoir, c’est déjà l’oublier. L’île, j’entends bien. Elle marque le point de départ de l’adhésion de l’île à l’Impérium, comme quelques autres îles de l’Atlantique sud et du Pacifique que vous ne connaissez pas ou que vous connaissez sous l’étiquette de la légende.  Nous les appelons les îles mythologiques et nous en faisons donc parti. Les prêtresses de l’île devant protéger leurs intérêts, elles ont précipité l’alliance féodale entre l’empereur et le comte.   

Son premier souverain connu est Lot d’Orcanie au VIème siècle après Jésus-Christ. Les rois de sa lignée, après le roi légendaire Gauvain de la table ronde,  gardèrent la souveraineté de l’île même après qu’elle soit tombé aux mains des scandinaves  au IXème siècle. Les rois prirent dès lors le nom de Jarl puis de comte sous la domination écossaise en 1472. Le titre est depuis resté jusqu’à l’actuel souverain de l’île, le comte Joseph Zachary Ockham ». 

Peter leva la main comme un enfant pour poser une question.

« Je n’ai pas terminé docteur Silverstein… C’est une île vallonnée avec trois collines centrales, entourée de hautes falaises de granites noires qui bloquent les vents d’ouest et du nord et atténue la puissance des tempêtes violentes. Nous sommes effectivement dans une authentique caldeira de supervolcan d’une circonférence impressionnante ».

Elle sortit de son petit sac une petite boussole et la donna à Agnès :

« Regardez, les boussoles sont inutilisables parce que le sous-sol de l’île est granitique et riche en magnétite.

Contrairement aux Orcades, l’île est couverte d’une forêt endémique composée de pommiers, de poiriers et de châtaigniers que l’on ne retrouve nulle part ailleurs qu’ici. Il y a également de nombreux arbustes qui donnent toute sorte de baies et de fruits des bois. Les premiers habitants vivaient de la pêche, de l’élevage de moutons nourris aux algues et de l’apiculture. Nous produisons de l’excellent cidre de pomme et de poire, aromatisé avec des liqueurs de baies et de fruits des bois qui remplacent le whisky très prisé des ancêtres irlandais et écossais. N’hésitez pas à gouter nos spécialités de pains faits avec de la farine de châtaigne, de fromages de lait de brebis ou de ponettes.

Le sol est très riche en tourbe. Il a longtemps été exploité par les populations pour se chauffer et se faire à manger. Mais la totalité de l’énergie provient aujourd’hui directement ou indirectement de la chaleur géothermique du sous-sol. Vous apercevrez d’ailleurs souvent en campagne des geysers. Mais ne vous en faites pas, ils sont balisés.

Comme vous l’aurez remarqué, le climat est relativement doux et peu venteux. Les températures ne tombent jamais en dessous de dix degré en hiver et au-dessus de vingt-cinq degré en été ».

La navette arriva au bord d’un grand lac. De l’autre rive, ils pouvaient voir une gigantesque installation qui s’enfonçait dans l’eau. De sa surface, des lumières s’élevaient dans le ciel ou descendaient à vitesse vertigineuse sans faire de bruit.

« Voici notre loch: le loch Nimue. Il n’y a pas de Nessie ou de dame du lac (elle laissa échapper un bref rire)… mais sur l’autre rive a été construit l’unique astroport de notre planète relié à l’aéroport par des navettes. Les lumières que vous voyez sont les passes-mondes qui vont et viennent de l’autre monde ».

Puis la navette s’écarta de la voie qui longeait la berge du lac pour s’enfoncer à vive allure dans la forêt, vers l’une des collines centrales où se dressait un immense château moyenâgeux sur son flanc.

« A votre droite, vous pourrez admirez l’un de nos plus beaux monuments. Les vestiges du château d’Ablach. Vous pouvez même apercevoir l’ensemble mégalithique qui n’a rien à envier à celui de Stonehenge. Dans les vestiges du château existe une grotte qui est l’entrée d’un vaste réseau souterrain qui aurait été habité dès le néolithique ! »

Puis la navette surgit hors de la forêt et commençait à ralentir.

« Voici notre joyau, notre petite Tour Eiffel si je puis dire, toujours à votre droite: Le château d’Avalon, la demeure du Comte. Il renfermerait les reliques des cycles arthuriens à savoir la tombe du roi Arthur lui-même et sa dame Guenièvre, le graal, la table ronde, la lance du destin, le trône impérieux et bien entendu Excalibur, l’épée fabuleuse. Mais la salle des trésors ne peut être visitée. Même moi je n’ai pas le droit.

La langue parlée ici est unique. C’est un mélange de vieux norrois, d’écossais, d’irlandais et de français, bien-sûr. Néanmoins, c’est l’anglais qui est pratiqué à l’école afin que ceux qui partent dans les universités de Glasgow ou Edimbourg maîtrisent la langue. Mais le français tient une très bonne place dans les familles où il est maitrisé par soixante-dix pour cent des habitants.

Avait-elle dit en regardant d’un sourire bienveillant Agnès.

Et enfin que dire de plus que l’île est peuplée d’un bon million d’habitants. Des questions ? »

Peter et Agnès parlèrent pratiquement en même temps :

– Vous voulez dire que la preuve que le roi Arthur a existé est dans ce château et qu’il repose ici ?

– Cette île… serait l’Avallon alors ? Ou carrément l’Atlantide ?

– C’est quoi cet Impérium ?

– Où vont les lumières ?

Ne pouvant répondre à toutes les questions à la fois, elle décida de ne répondre qu’aux deux dernières ; ignorant délibérément les premières, d’autant plus que c’était Peter qui les avaient posées.

– Les lumières vont justement vers les autres villes de l’Impérium, elles se trouvent dans un monde parallèle au nôtre. Quant à l’Impérium, il pourrait être considéré comme une fédération de planètes mais basée sur un système féodal avec un suzerain et des vassaux. Seules quelques îles de la planète Terre en font partie. Mais c’est également une démocratie parce qu’il y a un parlement… les rouages de la politique de l’Imperium seraient trop longs à expliquer ici et maintenant, car nous sommes arrivés pour notre diner… chez le comte, Sir Joseph Zachary Ockham. Mais comptez sur moi une autre fois.

La navette s’arrêta et sembla se dévisser des rails invisibles, puis roula hors du chemin bordé.

– Laissez-moi plutôt vous présenter les convives et notre hôte. Sauf si vous voulez le faire Orsino ?

Le regard qu’elle lui avait lancé signifiait clairement qu’il n’était point question qu’elle lâche Agnès de la soirée.

– Non, je vous en laisse le loisir, répondit-il.

– Bien, si vous insistez… fit-elle avec un grand sourire.

Ils descendirent de la navette qui avait pénétré dans la propriété de l’immense demeure. Déjà elle tirait Agnès par le bras en faisant de grands signes aux invités qui étaient déjà dans le hall, des flutes de champagne à la main. Tout le monde s’était alors tourné vers elle qui était alors devenu aussi rouge que sa robe. Peter était resté à l’arrière avec Orsino et sa femme. Plutôt amusé par la situation et soulagé de ne pas être « adulé » par une femme qu’il ne trouvait pas attirante, il prit gaiement une flute de champagne également.

Agnès reconnut deux hommes qui étaient ce matin au siège d’Hexagon Industrie :

– Monsieur Younes Hammadi qui vient du Caire et notre docteur en médecine, Micolaj Wojnicz de Croatie. J’ai bien prononcé votre nom mon cher ami ?

– Absolument, répondit-il poliment, même si ce n’était absolument pas vrai.

Elle put à peine les saluer qu’elle la poussait vers d’autres personnes :

– Attention, voici la comtesse, dame Mary Ann Swing, sa sœur lady Laura Lana Swing qui va épouser le mois prochain un Amaral, un prince d’une des maisons majeures de l’Impérium, que vous voyez là-bas en compagnie de votre américain. Et à côté d’elle plus à droite, sa fille ainée lady Elisabeth Ann.

– Madame Jones, qui est votre amie ? demanda lady Laura Lana.

Bette était toute émoustillée. Elle fit la révérence.

– Voyons, dit Dame Mary Ann, la révérence est inutile. Ce diner a tout ce qu’il y a de plus amical et officieux.

– Je vous présente le docteur Agnès Strofimenkov qui est arrivé… hier, c’est bien cela ? C’est une Lefaye, dit-elle d’un air accompli.

– Euh… oui c’est le nom de mon grand-père, effectivement, bredouilla Agnès qui ne comprenait pas vraiment toute la signification de ce nom de famille sur cette île. Enchantée !

Bette s’en rendit compte et la prit à parti devant les trois autres, les yeux écarquillés comme ceux d’une chouette dans ses verres carrés :

– Comment cela ? Vous ne savez pas ?

– Quoi donc ?

– Vous êtes une descendante d’une des prêtresses de l’île que les gens de chez vous prénomment : Morgane. Morgane la fée… Morgane le Fay… Lefaye… vous percutez demoiselle ?

Décidément, cette Bette Jones était bien insupportable pensa-t-elle.

– Je …

Elle n’eut même pas le temps d’en placer une qu’elle était retournée dans le tourbillon de ses présentations mondaines :

– Oh regardez le maire de Saint-Colomban, Liam Durandal,… le maire de Saint-Brendan, Killian Carmichael,… Alastair Nolan, le maire d’Alchemille,… Elwyn Rivères Commène, la maire d’Arimathée,… le père Fitzpatrick, l’évêque de l’île…

Elle semblait ne plus respirer du tout.

– Oh, laissez-moi vous présentez l’ambassadeur de votre pays ?

– Pourquoi y-a-t-il un ambassadeur de France ici ? demanda-t-elle surprise.

– Oh ce n’est pas le seul ambassadeur. Tous les pays du G13 ont leur représentant sur l’île : les États-Unis, le Canada, le Mexique, le Brésil, l’Afrique du Sud, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, la fédération de Russie, l’Inde, la république populaire de Chine et le Japon si je n’ai oublié personne.

– Mais je pensais que l’existence de cette île était secrète. D’où le recours à l’Oblivion.

– Ma chère, vous êtes si attentive et vous avez raison. Mais laissez-moi vous expliquer, vous comprendrez tout ensuite. Je ne suis pas historienne pour rien. Avant la seconde guerre mondiale…

Elle l’écoutait d’une oreille et se laissait son esprit se distraire par les autres discussions dont elle n’entendait que des bribes:

« …Sauf que des dossiers contenant des plans de machines technologiques avaient été vendu à l’Allemagne nazie par le biais de l’Ahnenerbe, leur organisme de propagande scientifique. Malgré l’enquête, les traîtres n’ont jamais pu être découvert »

– Est-ce que vous m’écoutez ? demanda la grande historienne de l’île.

– Bien entendu, continuez votre récit. C’est fort intéressant.

– Eh bien, après la chute du mur de Berlin, l’Imperium conseilla fortement aux nations des anciens blocs de s’installer sur l’une des îles mythologiques, dont fait partie l’île Deslimbes, comme vous l’avez compris.

Mince, se disait-elle, elle avait loupé une partie qui semblait vraiment intéressante.

– A partir de cet instant, continuait Bette, les nations de l’OTAN et la Russie voulurent rentrer dans cet Imperium mais aucune nation de la Terre ne correspondait aux critères d’adhésion : notre économie est chaotique et trop hétérogène, la dégradation de l’environnement est galopante, les conflits armées sont monnaies courantes, l’analphabétisation et la pauvreté sont le quotidien d’une majorité de la population et cette population est trop importante et non maitrisée.

– Comment ça la population est trop importante ?

– Laissez-moi finir…

– Oui, pardon, continuez.

– Alors depuis 1989, ces treize pays créèrent Hexagon Industries et lui donna un mandat avec l’aval de l’ONU pour aider les peuples et les nations de la Terre à remplir les critères et entrer dans l’Imperium en tant que Fédération Autonome de la Terre. Il parait que la future constitution est déjà prête. C’est la raison d’être de cette entreprise. En cherchant des solutions concrètes contre le réchauffement climatique, la pénurie de ressources énergétiques et minières, les épidémies comme le SIDA, les cancers et grâce à l’aide des documents qu’ils veulent bien nous dévoiler des autres mondes, la Terre pourras remplir les critères et entrer de pleins pieds dans l’avenir dans moins d’une décennie si tout se passe selon le programme. Mais rien pour le moment ne doit être divulgué à la population… Vous le verrez aussi, il y a des représentants de grandes multinationales. Car l’exploitation de nos découvertes sera cédée le moment venu à ces entreprises pour assurer une économie à la hauteur des espérances de l’Imperium.

– De grandes multinationales ? Lesquels ? Je veux dire comment elles ont été sélectionnées ? demanda Agnès très intriguée par toutes ces révélations qui restaient bien entendu inconnues du grand public.

– Je vois ce que vous voulez dire, répondit Bette. Il y a sûrement du favoritisme envers certains pays, je ne sais pas. Je n’ai pas de réponse, il faudra demander à Orsino.

Agnès hésita un peu et se lança :

– Je suis quand même intrigué par le fait qu’ils trouvent que la population de la Terre est trop importante. Comment Hexagon Industries compte résoudre ce problème ?

– Par la terraformation de Vénus et Mars, voyons, répondit-elle avec un large sourire. Vous savez que …

Mais soudainement, elle se tût lorsqu’elle vit entrer dans le hall un homme, d’une prestance exceptionnelle, accompagné d’une femme âgée mais très belle, et très grande avec un port altier. Elle était vêtue dans une longue robe blanche qui se confondait avec ses longs cheveux argentés. Elle portait des gants de la même couleur. Mis à part son visage et son cou, on ne voyait pas un centimètre carré de sa peau. Bien que ses traits fussent doux, elle avait l’apparence d’un faucon, surtout par son regard gris qui était perçant.

Agnès intrigué demanda :

– Qui sont-ils ?

– L’homme charmant n’est autre que sir Joseph Zachary Ockham, le comte de l’île, en personne. Quant à la dame, voyez-vous, c’est une femme très importante dans la hiérarchie de l’Impérium, l’honorable Ildiko Bathory, qui siège au Magisterium, l’une des assemblées du parlement dont je vous ai parlé tout à l’heure. On dit qu’elle a des pouvoirs, qu’elle est capable de voir l’avenir, lire vos pensées, vous obliger à faire des choses… elle chuchotait de plus en plus bas de telle sorte que la fin de sa phrase était à peine audible.  Il est possible qu’elle soit là aussi pour vous, vous êtes une Lefaye après tout…

– Pour moi ??? De toute façon, je ne crois pas à ces choses-là…

Le visage de l’honorable, à ce moment-là, pivota de manière surnaturelle et elle fixa de ses yeux gris perçants Agnès qui entendit sa voix dans sa tête :

« Je viens pour votre frère en vérité »

– Vous l’entendez, n’est-ce pas ? demandait Bette Jones presque pendu à son épaule. Qu’est-ce qu’elle vous dit ! Dites-moi ?

– Je… je ne sais pas… je ne comprends pas, laissez-moi tranquille…, lui répondit-elle, excédée.

Bette fut tellement choquée de la réaction d’Agnès, qu’elle évita tout contact avec elle toute la soirée, manifestement froissée par ce qu’elle avait dit. De son côté, bien qu’elle trouva sa réaction disproportionnée, elle put profiter, sans être tiré de tous les côtés, sereinement de sa soirée en compagnie des autres invités y compris de l’honorable Ildiko, comme si rien ne s’était passé.

Le comte avait fait un discours digne de ce nom pour présenter les deux nouveaux arrivants : Peter et Agnès. Il annonça également que les dates de transfert des technologies aux multinationales étaient proches. Ce qui, évidemment, ne manqua pas de rassurer les actionnaires et les ambassadeurs qui avaient soupçonné à tort depuis quelques temps que le signal Enigma avait été une ruse de l’Imperium pour rejeter l’adhésion de la future Fédération Autonome de la Terre.

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